16 janvier 2014

Porter des bijoux


Pendant des années, je n'ai pas mis de bijoux ou vraiment très peu, juste une bague ou un collier quelques fois par an. 

Ça n’était pas mon truc, trop sophistiqué, trop apprêté pensais-je.

En Italie, j'observais les femmes et leur manière de vivre leur féminité : leurs longues boucles d'oreilles, leurs nombreux bracelets, bagues et colliers. Je me suis rendue compte petit à petit que les bijoux habillent ou singularisent et accentuent la fantaisie d'un style.

Les boucles d'oreilles apportent un éclat au visage. Je ne peux ne pas penser à la jeune fille à la perle de Vermeer, à la lumière que cette perle nacrée apporte à la peinture, à l'éblouissement qu'elle provoque.

Comme se maquiller, mettre un bijou peut être une manière de prendre soin de soi, de se faire belle et de révéler une partie de sa personnalité à l'autre.

15 janvier 2014

Cinq moments de ma semaine

:: Mon jogging au parc après quatre mois d'arrêt
:: Apprécier les mots réconfortants d'amies qui me comprennent si bien
:: Cette femme qui m'a dit "dans le mot "envie" il y a "en vie"
:: Les sourires magiques et mots nouveaux de mon neveu
:: Les angoisses nocturnes

14 janvier 2014

Les chuchotements de la vie

Quels sons presque imperceptibles entendez-vous chaque jour?

Je me suis amusée hier à relever quelques sons légers du matin. C'est un bon exercice pour vivre dans le moment présent, loin des préoccupations du passé et de l'incertitude de l'avenir et de prêter attention à ce qui nous entoure. 

J'ai tendu l'oreille au froissement de ma couette au lever, au craquement de mes muscles quand je m'étire au saut du lit, au susurrement de l'eau qui coule dans les canalisations du lavabo, au ronronnement infime du frigo, au frémissement de l'eau dans la bouilloire.

J'ai entendu tousser un voisin, des pas alertes dans l'escalier, le ronflement de l’ascenseur, le vrombissement d'un scooter au loin...

13 janvier 2014

Poème de janvier

Les oies sauvages

Nul besoin d'être bon
Nul besoin de marcher sur les genoux
Sur une centaine de kilomètres à travers le désert, repentant.
Il te suffit, simplement, de laisser le doux animal qui est en toi
Aimer ce qu'il aime.

Parle moi de désespoir, de ton désespoir, et je te parlerai du mien.
Pendant ce temps, la Terre continue de tourner.

Pendant ce temps, le soleil et les perles limpides de la pluie
traversent les paysages,
balayant les prairies et les arbres enracinés,
les montagnes et les rivières.

Entre temps, les oies sauvages, là-haut dans le ciel bleu et pur,
reviennent une fois encore au pays.

Qui que tu sois, et quelle que soit la profondeur de ta solitude,
Le monde s'offre à ton imagination

Il t'interpelle comme la voix rauque et animée des oies sauvages
clamant encore et encore ta place
au sein de la famille des choses de l'univers.

Mary Oliver

Mes souhaits pour 2014


   - beaucoup de sérénité
   - un travail épanouissant
   - de belles conversations
   - échanger des milliers de sourires
   - des moments de grâce
   - des fous rires tous les jours ou presque ;-)
   - habiter dans une ville ensoleillée
   - apprendre des nouvelles recettes de cuisine
   - dévorer des romans passionnants
   - rendre heureux mes proches
   - être plus à l'écoute de mon cœur
   - garder mon sens de l'auto-ironie
   - ne pas avoir peur d'oser être celle que je suis

12 janvier 2014

Un 2013 nomade et chaotique

2013 est l'année où j'ai vécu dans le plus d'endroits différents : six mois en Angleterre, un mois aux États-Unis, une échappée belle en Oman, un mois et demi en Italie, deux mois en Turquie et de nombreux allers-retours en France. J'ai aussi parcouru un petit bout du chemin de Compostelle côté français.

2013 a été une année de confusion, de joyeux bordel, de peurs, de rires, de couleurs, de saveurs, de joies, d'intenses remises en question, de chaos, bref un 2013 parfois douloureux mais qui me ressemble.

Très bonne année 2014. Je vous souhaite d'être vous-mêmes.

13 décembre 2013

Mandela, une inaltérable soif de paix

Nelson Mandela fait partie des ces rares êtres inclassables, intemporels, inégalables et hors du commun. 

Un homme à la grandeur d'âme de ceux qui ne craignent pas leur tortionnaire mais le prenne en pitié. Face à la haine, il inondait l'Afrique du Sud de sa pluie de paix et de son pardon. En œuvrant pour la fin de l'Apartheid, il a bâti un pont de respect entre les populations blanches et noires. Être dans le pardon et dans la paix ce n'est pas renier les souffrances d'un peuple mais se placer au-delà des conflits pour unifier.

Son immense foi en l'humanité lui a donné la force de ne jamais faiblir ni devant les insultes et les menaces ni durant ses vingt-sept années passées en prison. Rien n'a eu d'emprise sur son inaltérable soif de paix. Il y a une dimension presque mystique dans sa force et son courage surhumains.

Son message a une portée universelle au-delà des frontières de l'Afrique du Sud. Nelson Mandela appartient au fond commun de l'humanité. Chacun d'entre nous peut à son échelle insuffler un peu de paix et semer des graines de bienveillance dans son quotidien afin de préserver ce droit que nous avons tous d'être respectés en tant qu'être humain quelque soit notre apparence et nos facultés intellectuelles.

Ce matin j'ai relu Invictus, le poème préféré de Nelson Mandela. Nous sommes tous nous aussi le capitaine de notre âme.

Nelson Mandela a éclairé le monde de sa lumière pacifique. Au-delà de sa mort, sa paix rayonne dans nos cœurs.

"J’ai toujours su qu’au plus profond du cœur de l’homme résidaient la miséricorde et la générosité. Personne ne naît en haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau, ou de son passé, ou de sa religion. Les gens doivent apprendre à haïr, et s’ils peuvent apprendre à haïr, on peut leur enseigner aussi à aimer, car l’amour naît plus naturellement dans le cœur de l’homme que son contraire. Même aux pires moments de la prison, quand mes camarades et moi étions à bout, j’ai toujours aperçu une lueur d’humanité chez un des gardiens, pendant une seconde peut-être, mais cela suffisait à me rassurer et à me permettre de continuer. La bonté de l’homme est une flamme qu’on peut cacher mais qu’on ne peut jamais éteindre. "
Un long chemin vers la liberté, Nelson Mandela 2002

 

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