9 avril 2013
8 avril 2013
Les larmes
Les larmes salvatrices, les larmes qui lavent notre cœur et nous soulagent. Les larmes, ruisseaux d'apaisement. Les larmes d’allégresse, celles d'un bonheur tellement intense qu'on en pleure d’émotion et de joie.
Il existe aussi les larmes du fou rire. On est à plusieurs et l'on se met à rire, un rire si fort que l'on ne peut le contenir, un rire qui déborde et nous dépasse. Les larmes sont belles et poétiques.
Les larmes de rage, pluie de douleurs accompagnée de cris et de sanglots. Les larmes du désespoir. Les larmes teintées de nostalgie. Les larmes sont tièdes, transparentes et salées.
Les larmes peuvent être silencieuses, juste une larme au coin de l’œil, si petite qu'elle ne coule pas. Les larmes sont la sève de notre âme.
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| Photo provenant du blog: http://xeldennalydia.blogspot.com/2010/06/each-tear.html |
6 avril 2013
Wish list d'avril
-♥ Cette chemise brodée sans manches de Topshop
-♥ Voir le film Sugar Man de Malik Bendjelloul
-♥ Voir l'expo Les Mille et Une Nuits à l'Institut du Monde Arabe
-♥ La crème pour cheveux au dattier du désert de Klorane
-♥ Voir le film Sugar Man de Malik Bendjelloul
-♥ Voir l'expo Les Mille et Une Nuits à l'Institut du Monde Arabe
-♥ La crème pour cheveux au dattier du désert de Klorane
-♥ Le livre Voyages inoubliables : Les plus belles destinations du monde de GEO
4 avril 2013
Un abri pour notre âme
L'autre jour, j'ai assisté à un cours de méditation donné par des moines bouddhistes. L'un d'eux a dit cette merveilleuse phrase: "Nous avons une maison pour notre corps, donnons une maison à notre âme."
Il nous a expliqué que de la même manière que nous avons un endroit où vivre, manger et dormir, nous avons besoin d'un abri pour notre âme. Il a précisé que c'est par la méditation que nous pourrons trouver ce refuge.
J'ai découvert il y a peu le site calm qui est pas mal du tout pour faire des séances de méditation guidée en anglais. Et vous, méditez-vous de temps en temps? Trouvez-vous cela difficile?
3 avril 2013
Poème d'avril
La journée d’été
Qui a fait le monde?
Qui a fait le monde?
Qui a fait le cygne et l’ours noir?
Qui a fait la sauterelle?
Cette sauterelle-ci, je veux dire --
celle qui a bondi hors de l’herbe,
celle qui mange du sucre au creux de ma main,
qui bouge ses mandibules à gauche puis à droite, plutôt que de haut en bas--
qui regarde autour d’elle avec ses énormes yeux compliqués.
Qui lève ses pâles avant-bras et se nettoie soigneusement la tête.
Qui déploie maintenant ses ailes, et s’envole au loin.
Je ne sais pas exactement ce qu’est une prière.
Mais je sais comment prêter attention, comment tomber
dans l’herbe, comment m’agenouiller dans l’herbe,
comment flâner et être comblée, comment errer à travers champs,
ce que j’ai fait tout au long de la journée.
Dis-moi, qu’aurais-je dû faire d’autre?
Tout ne finit-il pas par mourir, et trop rapidement?
Dis-moi, qu’entends-tu faire
de ton unique, sauvage et précieuse vie?
The summer day
Who made the world?
Who made the swan, and the black bear?
Who made the grasshopper?
This grasshopper, I mean--
the one who has flung herself out of the grass,
the one who is eating sugar out of my hand,
who is moving her jaws back and forth instead of up and down--
who is gazing around with her enormous and complicated eyes.
Now she lifts her pale forearms and thoroughly washes her face.
Now she snaps her wings open, and floats away.
I don't know exactly what a prayer is.
I do know how to pay attention, how to fall down
into the grass, how to kneel in the grass,
how to be idle and blessed, how to stroll through the fields,
which is what I have been doing all day.
Tell me, what else should I have done?
Doesn't everything die at last, and too soon?
Tell me, what is it you plan to do
With your one wild and precious life?
Mary Oliver, House of Light
Qui a fait la sauterelle?
Cette sauterelle-ci, je veux dire --
celle qui a bondi hors de l’herbe,
celle qui mange du sucre au creux de ma main,
qui bouge ses mandibules à gauche puis à droite, plutôt que de haut en bas--
qui regarde autour d’elle avec ses énormes yeux compliqués.
Qui lève ses pâles avant-bras et se nettoie soigneusement la tête.
Qui déploie maintenant ses ailes, et s’envole au loin.
Je ne sais pas exactement ce qu’est une prière.
Mais je sais comment prêter attention, comment tomber
dans l’herbe, comment m’agenouiller dans l’herbe,
comment flâner et être comblée, comment errer à travers champs,
ce que j’ai fait tout au long de la journée.
Dis-moi, qu’aurais-je dû faire d’autre?
Tout ne finit-il pas par mourir, et trop rapidement?
Dis-moi, qu’entends-tu faire
de ton unique, sauvage et précieuse vie?
The summer day
Who made the world?
Who made the swan, and the black bear?
Who made the grasshopper?
This grasshopper, I mean--
the one who has flung herself out of the grass,
the one who is eating sugar out of my hand,
who is moving her jaws back and forth instead of up and down--
who is gazing around with her enormous and complicated eyes.
Now she lifts her pale forearms and thoroughly washes her face.
Now she snaps her wings open, and floats away.
I don't know exactly what a prayer is.
I do know how to pay attention, how to fall down
into the grass, how to kneel in the grass,
how to be idle and blessed, how to stroll through the fields,
which is what I have been doing all day.
Tell me, what else should I have done?
Doesn't everything die at last, and too soon?
Tell me, what is it you plan to do
With your one wild and precious life?
Mary Oliver, House of Light
1 avril 2013
18 mars 2013
La question du talent
La question de savoir si l'on a ou non du talent est difficile. Difficile parce que si notre art est vrai, il reflète une partie de notre être. Notre art exprime quelque chose de nous, quelque chose sur nous. Nous voyons ainsi notre art comme la révélation d'une partie intime, comme un prolongement de nous-mêmes. Ainsi, si ce que nous créons n'est ni apprécié ni reconnu, cela touche notre personne.
D'habitude, je ne me demande pas si ce que j'écris est valable, s'il y a du talent dans ce que je griffonne sur mes cahiers ou tape sur l'ordinateur. Écrire est pour moi naturel et certainement nécessaire.
Pourtant hier, je me suis posée la question. Derrière les craintes qu'une telle interrogation génère, j'ai trouvé qu'elle était intéressante parce qu'elle amenait d'autres réflexions. Doit-on continuer à écrire même face à ce doute? Quelle est l'importance du talent?
Nous écrivons pour partager, pour raconter quelque chose, pour dénoncer, pour transmettre, pour nous libérer. Un texte n'a t-il pas plus de relief et de vitalité lorsqu'il est brut et écrit à vif? N'est-ce pas là le plus important, écrire avec ses tripes et être vrai au-delà de la question du don et des facultés individuelles?
Parfois j'essaie de rendre mes écrits plus lisses, pour qu'ils rentrent
dans le cadre, dans la norme. Pourtant ce sont mes posts les plus
personnels que je préfère parce que c'est dans la description des
émotions que je me reconnais le plus, leurs contradictions et leurs mystères, la vérité en
chacun de nous, ce qui nous embellit ou nous assombrit.
J'y mets mon imaginaire, ma fantaisie, mon cœur et mon univers. Écrire sa vérité est inestimable et peu importe au fond le talent.
J'y mets mon imaginaire, ma fantaisie, mon cœur et mon univers. Écrire sa vérité est inestimable et peu importe au fond le talent.
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